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Details:

On the monument grounds on each side of the street.  Two panels on each side. Marker Framed information panels relating the history of the monument and of US engagement in WWI

Monument Text:

Transcription from left column of the info panel to right:

 

 

LE MONUMENT PERSHING LA FAYETTE

THE PERSHING LA FAYETTE MONUMENT

 

Monument à l'amitié franco-américaine : dialogue de deux héros

A Monument to Franco-American friendship: two heroes in dialogue

 

Considéré dans son ensemble, le monument Pershing La Fayette honore plus que deux généraux, il symbolise la reconnaissance mutuelle de deux pays pour leurs sacrifices respectifs dans leur lutte pour la liberté. Construit en 1937 sur financement français, ce monument en deux parties symbolise la reconnaissance mutuelle des deux pays pour l'aide réciproque qu'ils se sont apportée dans leur lutte pour la liberté. Il se situe au point culminant de la ville de Versailles, berceau de l'indépendance américaine. Les personnages symbolisent les idéaux de liberté et d'indépendance des deux pays. Leur face-à-face exprime la réciprocité des aides apportées par les deux nations dans des périodes essentielles de leur histoire. Enfin, les noms des lieux de batailles sur les deux socles rappellent les engagements réciproques des deux peuples.

 

Considered as a whole, the Pershing La Fayette monument goes beyond the commemoration of two great generals. It symbolizes the mutual gratitude of two nations for the lives sacrificed in their shared struggle for freedom. Constructed in 1937 with French funding, this monument in two parts symbolizes the mutual gratitude of the two nations for the help each gave to the other in their struggle for freedom. It stands at the highest point above the city of Versailles, the cradle of American independence. The two figures express the ideals of freedom and independence shared by the two countries. The generals standing face to face embody the mutual support between the two nations at crucial moments in their history. Finally, the names of battlegrounds engraved on the two pillars commemorate the engagements shared between the two peoples.

 

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Général Pershing

John Joseph Pershing, né le 13 septembre 1860 à Laclede dans le Missouri, est issu d'une famille d'origine alsacienne (Pfoerchin) émigrée en 1724, Après des études difficiles en raison de son travail quotidien dans la ferme familiale, il est reçu au concours de Westpoint où il brillera par ses qualités d'organisateur et de meneur d'hommes au point d'étre nommé au poste prestigieux de capitaine des cadets. Malgré une carrière assez riche en succès, il stagnait au grade de capitaine; ayant apprécié ses qualités, le président Theodore Roosevelt le nomma Général le 15 septembre 1906. Après une campagne de pacification réussie aux Philippines, on lui confie la responsabilité d'une expédition au Mexique. En 1917 le président Wilson le nornme commandant en chef de la Force Expéditionnaire Américaine destinée à soutenir les Alliés contre l'Allemagne et l'Autriche. Résistant aux désirs d'amalgame des Alliés, il va en un an mettre sur pied une véritable armée américaine de deux millions d'hommes sur le territoire français préfigurant un nouveau modèle d'armée qui inspire depuis les états-majors de toutes les armées occidentales. 11 apporta aux Alliés une aide décisive qui aboutit à la victoire de 1918. Il revint ensuite régulièrement en France pour honorer In mémoire cies soldats américains morts au combat.

 

En ayant su concilier le professionnalisme du militaire avec la diplomatie du politique, le Général Pershing est le maitre d'œuvre de la présence américaine en Europe au moment où la liberté et l'indépendance de la France sont menacées. Il symbolise la première réponse des États-Unis à l'aide que les Français apportèrent 140 ans plus tôt à la naissance de leur Etat. Lors de la cérémonie des troupes américaines au tombeau de La Fayette (cimetièred Picpus) le 4 juillet 1917, le colonel Stanton, prenant la parole au nom du Général Pershing et des cinq millions de conscrits d'Amérique, proclame avec fierté : «La France est accourue vers nous lorsque l'Amérique combattait pour assurer son indépendance. Nous n'avons pas oublié: La Fayette ! Nous voilà !». Entre juin 1917 et novembre 1918, les Etats-Unis mobilisent 4 735 000 hommes. En une année et demie, 116 500 jeunes américains vont tomber sur le sol français.

 

General Pershing

John Joseph Pershing was born on 13 September1860 in Laclede, Missouri, to a family from Alsace (originally named Pfoerchin) who had emigrated in 1724. Although daily work on the family farm made studying difficult, he won a place at West Point where he showed outstanding organizational and leadership qualities, gaining him the prestigious position of First Captain of Cadets. His career was distinguished by a number of achievements, but he remained a Captain until President Theodore Roosevelt made him a General on 15 September 1906. Following a successful campaign of pacification in the Philippines, he was placed in charge of an expedition to Mexico. In 1917 President Wilson appointed him Commander in Chief of the American Expeditionary Force sent to support the Allies in the war against Germany and Austria. Resisting pressure to amalgamate with the Allies, within a year he had set up a veritable American army of two million men on French soil, a new military model which has been an inspiration to western armies ever since. His aid to the Allies was decisive in bringing about the victory of 1918. Later he returned regularly to France to honor the memory of American soldiers who had fallen in combat.

Thanks to his ability to reconcile military professionalism with political diplomacy, General Pershing master-minded the American intervention in Europe at a time when France's freedom and independence were under threat. This could be seen as a symbolic response by the United States, reciprocating the assistance which France had brought 140 years earlier to the birth of their nation. During the ceremony of American troops at the tomb of La Fayette at the Picpus cemetery on 4 July 1917, Colonel Stanton, speaking name of General Pershing and of the five million American conscripts and volunteers, proclaimed with pride "France came to our aid when America was fighting for her independence. We have not forgotten. La Fayette, we are here!

Between June 1917 and November 1918, the United States mobilized 4 735 000 men. In a year and a half 116 500 young Americans were to lose their lives on French soil.

 

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L'architecte - The architect

 

Jacques Carlu (1880-1976)

Frère cadet du célebre affichiste Jean Carlu, il reçoit en 1914 le Prix Chenavard puis en 1919 le Grand Prix de Rome pour son projet de Palais de la Société des Nations à Genève.

Ses longs séjours Italie, aux États-Unis et au Canada lui ouvrent une carrière internationale de premier plan. Parmi ses plus importantes réalisations, citons le Palais de Chaillot ou Nouveau Trocadéro (en collaboration avec Boileau et Azéma), le Monument aux Quatre libertés (Washington), le Palais de l'OTAN (Paris) devenu aujourd'hui l'Université de Paris-Dauphine, le Monument aux Morts de Saint-Germain-en-Laye.

L'œuvre de Jacques Carlu dépasse les pures réalisations matérielles. Professor of Advanced Design au Massachussetts Institute of Technology pendant de nombreuses années, il marque de son influence toute une génération d'architectes américains par la qualité de son enseignement et par sa grande modernité, Comrnandeur de la Légion d'honneur, il est académicien en 1957 puis Président de l'Académie des Beaux-Arts en 1976.

 

Younger brother of the famous poster designer Jean Carlu, he won the Prix Chenavard in 1914 and then the Grand Prix de Rome in 1919 for his design for the League of Nations Palace in Geneva. Long periods spent in Italy, in the United States and in Canada resulted in an international career of the first order. His major achievements include the Palais de Chaillot or New Trocadéro (collaboration with Boileau and Azema), the Four Freedoms Monument (Washington), the NATO palace in Paris which later became the University of Paris-Dauphine, the War Memorial in St Germain en Laye.

Jacques Carlu's work extended beyond purely material achievements. As Professor of Advanced Design at the Massachusetts Institute of Technology for many years, he influenced a whole generation of American architects by the quality of his teaching and by his modernity. Commander of the Legion d'honneur, he entered the French Academy 1957 and became President of the Fine Arts Academy in 1976.

 

Les sculpteurs - The sculptors

 

Paul Wayland Bartlett (1865-1925)

Bien que né aux Etats-Unis, Paul Bartlett est plutôt considéré par les Américains comme un artiste français, ayant passé la majeure partie de sa vie en France. Disciple de Rodin, il expose pour la première fois en 1880, à l'âge de quinze ans au Salon de Paris. Il devient à vingt-quatre ans membre du jury de ce même Salon. Parmi ses œuvres les plus connues, citons la statue de Michel-Ange à la Bibliothèque du Congrès et la façade de la Bibliothèque publique de New York. Il est également l'auteur de la statue Benjamin Franklin placée dans la cour de l'Ambassade des Etats-Unis en France. Réalisée en bronze 1907 grâce à une souscription auprès des écoliers américains, la statue équestre de La Fayette sera d'abord placée dans la cour Napoléon du Louvre puis déplacée en 1985 Cours la Reine (Paris 8e) pour permettre la réalisation du Grand Louvre.

 

Although born in the United States, Paul Bartlett is regarded by the Americans as a French artist, having spent most of his life in France. A disciple of Rodin, he exhibited for the first time in 1880, aged fifteen, at the Salon de Paris. At twenty-four he became member of the jury at the same Salon. Among his best known works are the statue of Michelangelo in the Congress Library anti the façade of the Public Library of New York. He was also the creator of the statue of Benjamin Franklin which stands in the courtyard of the United States Embassy in France. The equestrian statue of La Fayette was created in bronze in 1907 thanks to subscriptions from American schoolchildren. lt was first set up in the Cour Napoleon in the Louvre, then moved in 1985 to Cours de la Reine, Paris 8, to make way for the development of the Grand Louvre.

 

Joachim Costa (1888-1971)

Célèbre sculpteur des années 1920, Joachim Costa est notamment co-auteur avec Ossip Zadkine et François Pompon, de la Pergola de la Douce France réalisée pour l'exposition des arts décoratifs de Paris en 1925, où ils remportèrent le Grand prix international d'architecture. Membre du Jury du Grand Prix Rome, Joachim Costa est le représentant de la

 

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sculpture en taille directe de l'entre-deux-guerres. Son style se caractérise par la force expressive et la simplicité, qualites qui se retrouvent dans sa statue équestre du Général Pershing destinée au monument de Versailles.

 

A well-known sculptor of the 1920s, Joachim Costa worked with Ossip Zadkine and François Pompon to create the "Douce France Pergola" for the Paris Decorative Arts exhibition in 1925, which won them the International Grand Prize for architecture. A member of the Jury of the Grand Prix de Rome, Joachim Costa was the leading proponent of curved sculpture during the years between the wars. His style is characterized by its expressive power and its simplicity, qualities which are evident in the equestrian statue of General Pershing destined for the monument in Versailles.

 

 

Patrick Castaignet

Installé à Cordemais (Loire-Atlantique), ce sculpteur a travaillé sur le moulage miraculeusement préservé du général Pershing et, en s'appuyant sur de multiples relevés iconographiques et photographiques, a réalisé avec son équipe les deux statues équestres inaugurées le 6 octobre 2017.

 

Based in Cordemais (Loire Atlantique), this sculptor worked on the miraculously preserved cast of General Pershing. Drawing from numerous iconographic and photographic records, he and his team created the two equestrian statues inaugurated on 6 October 2017.

 

 

(At the reverse side)

 

 

L'engagement américain dans la guerre de 1914-1918

The American engagement in the 1914-1918 war

 

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L'entrée en guerre des États-Unis

Restés neutres depuis le début du conflit, les États-Unis s'engagent militairement aux côtes des Alliés le 6 avril 1917. Le 14 mai, le maréchal Joffre et le secrétaire à la Guerre des États-Unis, Newton D. Baker, signent un accord prévoyant l'envoi d'un corps expéditionnaire, l'American Expeditionary Force (AEF), dont la France fournira les armements et munitions contre l'envot des matières premières nécessaires à leur fabrication. Le 13 juin 1917, une avant-garde de l'AEF comprenant 177 Américains, dont le général John Pershing, commandant en chef du corps expéditionnaire, débarque à Boulogne-sur-Mer dans la liesse populaire. Le 4 juillet 1917, une cérémonie est organisée sur la tombe de La Fayette, «le héros des deux mondes», pour les premiers soldats de l'AEF arrivés à Paris. À cette occasion, le colonel Charles E. Stanton de l'état-major du général Pershing prononce un discours resté célèbre, dont voici deux extraits «Nul ne peut oublier que votre nation a été notre ami quand l'Amérique luttait pour exister, quand une poignée de gens couargeux et patriotiques s'acharnaient à défendre les droits que leur Créateur leur avait donnés; que la France, en la personne de La Fayette, est venue à notre aide en paroles et en actes. Ne pas s'en souvenir serait un manque de reconnaissance... L'Amérique a uni ses forces aux puissances alliees, notre sang et nos richesses sont à vous.

C'est donc avec fierté et amour que nous déployons nos couleurs en hommage à ce citoyen de votre grande République.

Ici et mainntenant, à l'ombre des morts glorieux, nous engageons notre cœur et notre honneur pour porter cette guerre à une issue victorieuse. La Fayette, nous sommes là !»

 

 

The United States entered the war

Having remained neutral from the star of the conflict, the United States engaged militarily on the side of the Allies on 6 April 1917. On 14 May, Marshal Joffre and United States Secretary of War Newton D. Baker signed an agreement to send an expeditionary corps, the American Expeditionary Force (AEF), for which France would provide arms and munitions In exchange for the raw materials required for their manufacture. On 13 June 1917 a vanguard of the AEF made up of 177 Americans including General John Pershing, Commander in Chief of the expeditionary force, landed at Boulogne-sur-Mer to huge popular acclaim. On 4 July 1917 a ceremony was organized at the tomb of La Fayette, "the hero of the two worlds", for the first AEF soldiers to arrive in Paris. On this occasion Colonel Charles E. Stanton from General Pershing's staff made a speech, still famous today, including the following two extracts:

"The fact cannot be forgotten that your nation was our friend when America was struggling for existence, when a handful of brave and patriotic people were determined to uphold the rights the Creator gave them - that France in the person of La Fayette came to our aid in words and deed. It would be ingratitude not to remember this, and America defaults no obligations...

America has joined forces with the allied powers, and what we have of blood and treasure are yours. Therefore it is with loving pride that we drape the colors in tribute of respect to this citizen of your great Republic, and here and now, in the shadow of the Illustrious dead, we pledge our heart and our honor in carrying this war to a successful issue. La Fayette, we are here!

 

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L'organisation, la logistique

et le commandement

Pour transporter l'ensemble des troupes (plus de deux millions de soldats en moins de 18 mois) et amener des milliers de tonnes de matériels, armes, munitions et approvisionnements divers. les Américains vont créer en France une impressionnante infrastructure logistique : ports, gares, dépôts de ravitaillement, parcs d'artillerie, garages, terrains d'aviation, hôpitaux, baraquements préfabriqués. Les Américains relient chacun de leurs ports et de leurs camps par des voies ferrées. À l'instar des autres Alliés, les Français fournissent aux Américains une grande partie du matériel militaire. Lorsqu'ils entrent en guerre aux côtés des Alliés en 1917, les Etats-Unis sont encore une jeune nation ne disposant pas des moyens militaires pour combattre en Europe (faibles effectifs et inexpérience de la guerre moderne). Les Français et les Britanniques pensent donc intégrer les soldats américains dans leurs unités. Mais l'une des missions confiées au général Pershing par le président Wilson est justement de constituer une armée américaine indépendante et s'il était bien prévu que l'instruction des unités américaines soit assurée par des unités combattantes françaises, les Américains se libèrent rapidement de cette tutelle française. Pershing obtient que les États-Unis soient associés au Commandement suprême formé par la France et la Grande-Bretagne. Et si les Américains refusent l'amalgame de leurs troupes avec celles des Alliés, ils acceptent néanmoins, lors de grandes batailles comme l'offensive Meuse-Argonne, de placer leurs troupes sous la responsabilité du maréchal Foch, commandant suprême des forces allées.

Après une année d'organisation, de formation et d'entraînement, les Sammies (surnom donné aux soldats de l'Oncle Sam) font leur baptême du feu au printemps 1918. Dans les mois qui suivent, plus de 116 000 d'entre eux mourront sur le sol français.

 

Organization, logistics and command

To transport all the troops (more than two million soldiers in less than 18 months) as well as the thousands of tons of equipment, arms, munitions and various provisions, the logistic infrastructure the Americans were to set up in France was impressive: ports, railroad stations, stores, artillery depots, garages, airfields, hospitals, prefabricated camps. They linked each of their ports and their camps by railroads. The French, like the other Allies, supplied the Americans with a large amount of military equipment.

When they joined the war on the Allies' side in 1917, the United States were still a young nation lacking the military means to fight in Europe (relatively small numbers of men with little experience of modern warfare). For this reason, the French and the British intended to integrate, the American soldiers into their own units. However, one of the missions President Wilson entrusted to General Pershing was to form an independent American army. While the American units were to receive training from the French, the Americans soon freed themselves from French control. Pershing succeeded in having the United States join the Supreme Command set up between France and Britain. Though refusing to amalgamate with the Allied troops, the Americans nevertheless agreed, in the case of great battles such as the Meuse-Argonne offensive, to place their troops under the command of Marshal Foch, Supreme Commander of the Allied forces.

After a year of organization and training, the Sammies (this was the nickname given to Uncle Sam's soldiers) received their baptism of fire in the spring of 1918. In the months that followed, more than 116 000 of these men were to die on French soil.

 

 

Les soldats américains au front

Le premier engagement de troupes américaines a lieu à Bathelémont-lès-Bauzemont (Lunévillois). Dans la nuit du 2 au 3 novembre 1917, les Allemands attaquent la colline du Haut des Ruelles où se trouve le 2e bataillon du 16e Régiment d'Infanterie US. Cette attaque provoque la mort des trois premiers soldats américains. Dés lors, des soldats américains combattront et tomberont aux côtés de soldats français. À partir du 15 janvier 1918, une brigade et l'ensemble de l'artillerie de la 1re Division d'infanterie américaine (1re DIUS) sont intégrés à la 1re Armée française. Début mars 1918, c'est au tour de la 2e DIUS d'étre affectée au Xe Corps de la 2e Armée française.

 

 

American soldiers at the front

The first engagement of American troops took place at Bathelémont-les-Bauzemont (in the Lunéville area). During the night of 2 to 3 November 1917, the Germans attacked the hill of Haut des Ruelles where the 2nd battalion of the 16th US Infantry Regiment was stationed. This attack caused the first three American casualties. From then on, American soldiers fought and fell alongside French soldiers. From 15 January 1918, one brigade and all the artillery of the 1st American Infantry Division (1st DIUS) were incorporated into the 1st French Army. At the beginning of March 1918, the 2nd DIUS was assigned to the 10th Corps of the 2nd French Army.

 

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La bataille de Bois-Belleau

Le 27 mai 1918, à la suite de l'offensive allemande sur le Chemin des Dames, les lignes françaises sont enfoncées entre Noyon et Reims sur une profondeur de 50 km.

Le 28 mai, la 1re division d'infanterie américaine prend part vaillamment à la bataille de Cantigny. Le 31 mai, la 2e division d'infanterie américaine, comptant alors de 26 665 hommes, reçoit l'ordre de constituer une ligne défensive solide dans le secteur de Château-Thierry.

Dans la nuit du 5 juin, la brigade de marines et le 23e d'infanterie de la 2e DIUS passent à l'action et prennent pied dans le bois de Belleau. Soumis pendant dix jours à de violentes contre-attaques, ils parviennent le 25 juin à chasser les derniers Allemands et ainsi à sauver Paris.

C'est à Bois-Belleau, où ils perdirent plus de 3 000 hommes, que se forgera la réputation des « marines américains ”.

 

The Battle of Bois-Belleau

On 27 May 1918, following the German offensive on the Chemin des Dames, the French lines were driven back as far as 50 kilometers between Noyon and Rheims. On 28 May, the American 1st Infantry Division fought bravely at the Battle of Cantigny. On 31 May, the Amencan 2nd Infantry Division, then comprising 26 665 men, was ordered fo form a solid line of defense in the sector of Chateau-Thierry. In the night of 5 June, the marine brigade and the 23rd Infantry, of the 2nd DIUS moved into action and made a stand in the Belleau wood. After undergoing ten days of violent counter-attacks, on 25 June they managed to drive out the last of the Germans. Paris was saved. It was at Bois-Belleau, where more than 3000 lives were lost, that the "American Marines" gained ther reputation.

 

Les Américains dans

la contre-offensive alliée

Les forces américaines vont à nouveau s'illustrer lors de la contre-offensive alliée de la « deuxième bataille de la Marne ». Cette riposte de grande envergure élaborée par Foch est destinée à reprendre l'initiative des opérations. Elle débute le 18 juillet 1918. Le général Mangin concentre alors ses moyens dans la forét de Villers-Cotterets où, avec ses 18 divisions (dont deux américaines), il crève le flanc de l'armée allemande. Le général Degoutte lance quant à lui ses 9 divisions (dont trois américaines) entre l'Ourcq et la Marne, les troupes du général Pershing se distingueront en particulier dans la bataille de Château-Thierry. Coûteuse en vies humaines (plus de 200 000 morts), la seconde bataille de la Marne marque une première étape importante vers la victoire finale.

 

The Americans in the Allied

counter-offensive

The American forces were again to distinguish themselves during the Allied counter-offensive of the "Second Battle of the Marne". This grand scale counterattack masterminded by Foch was intended to regain the upper hand. It began on 18 July 1918. General Mangin was deploying all his forces in the Villers-Cotterets forest where, with his 18 divisions (two of them American) he broke through the German ranks. General Degoutte launched his 9 divisions (three of them American) between the Ourcq and the Marne, General Pershing's troops distinguished themselves above all in the Battle of Chateau Thierry. At high cost to life (more than 200 000 casualties), the second Battle of the Marne marked a first important step towards the final victory.

 

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Le saillant de Saint-Mihiel

En juillet 1918. Foch enjoint les grands chefs des armées alliées, Haig, Pershing et Pétain de repasser à l'offensive en réduisant deux saillants stratégiques : Montdidier par deux armées franco-anglaises et Saint-Mihiel par une armée américaine. Ainsi, le 12 septembre 1918, Pershing, à la tète de 300 000 hommes de l'AEF et appuyé par 110 000 Français, engage l'offensive pour réduire le verrou que constitue le saillant de Saint-Mihiel. Cette bataille marque la premiere victoire de l'armée américaine dans une opération totalement dirigée par les États-Unis.

 

The Saint-Mihiel rise

ln July 1918 Foch called on the leaders of the Allied armies, Haig, Pershing and Pétain, to conduct offensives at two strategic points; Montdidier by the two Franco-British armies and Saint Mihiel by an American army. Therefore, on 12 September 1918, Pershing led 300 000 AEF men supported by 110 000 Frenchmen into attack to break the blockade at the Saint-Mihiel rise. This battle marked the American army's first victory under the full command of the United States.

 

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L'offensive Meuse-Argonne

Dix Jours plus tard, 500 000 Américains, 100 000 Français, 2 780 pièces d'artillerie, 380 chars et 840 avions s'engagent dans l'offensive Meuse-Argonne. Le rôle principal est une nouvelle fois dévolu aux troupes américaines de Pershing. Cette bataille sera la plus importante pour les troupes de l'AEF. La progression des Alliés est très difficile en raison d'une forte résistance des Allemands qui battent finalement en retraite au début novembre 1918. Enfin en septembre-octobre 1918, les Américains contribuent à la rupture definitive de la ligne Hindenburg en participant au franchissement du canal de Saint-Quentin.

C'est après une percée des Alliés de 32 km que l'armistice est signé le 11 novembre 1918 à Compiègne.

 

The Meuse-Argonne offensive

Ten days later, 500 000 Americans, 100 000 Frenchmen, 2780 artillery weapons, 380 tanks and 840 planes engaged in the Meuse-Argonne offensive. Once again, the leading role fell to Pershing's American troops. This was to be their most important battle.

The Allies' progression was made very difficult by the Germans who held out until the beginning of November 1918, when they finally retreated. In September-October 1918, the Americans helped to breech the Hindenburg line definitively by joining the operation to cross the Saint-Quentin canal. It was an Allied advance of 32 kilometers that finally led to the Armistice being signed on 11 Novembre 1918 at Compiègne.

Commemorates:

People:

Marquis de (Marie-Joseph Paul Yves Roch Gilbert du Motier) Lafayette

John Joseph "Black Jack" Pershing

Units:

United States Army

Wars:

WWI

Other images :